KELVIN AGENTK

Développement – Economie – Gouvernance du point de vue d'un jeune africain

Comment les embouteillages se forment-ils?

Qui n’a jamais fait l’expérience de la frustration qu’on a dans les embouteillages ? Coincé, on devient fou et on râle contre le type de devant parce qu’il n’avance pas. On a beau crier ou claxonner, et pourtant, ça ne change pas grand-chose, n’est-ce pas ?

Les embouteillages se forment pour plusieurs raisons et personne n’est vraiment responsable…. Ou alors tout le monde est responsable. Comment naissent les embouteillages ?

Pour comprendre d’où viennent les bouchons, notons d’abord qu’il existe plusieurs formes de bouchons mais un seul grand principe. Pour qu’un bouchon émerge, il faut une forte densité de véhicules. Car, quand trop de voitures se rejoignent sur une même voie par exemple un samedi de départ en vacances, nous sommes forcés de ralentir. Autrement dit, si un tronçon d’autoroute peut accueillir deux mille véhicules par heure à 130km/h, il suffit de trois mille véhicules pour que cette même portion de route s’engorge. La seule solution pour éviter au maximum les bouchons serait de rouler à vitesse constante.

Mais en attendant les voitures de demain et les robots, nous n’échapperons pas aux bouchons puisque maintenir une vitesse égale et se discipliner, ce n’est pas si simple.

  • Les embouteillages mécaniques.

Ils se forment parce qu’il y a des travaux, un accident ou bien un péage en bout de course. Logiquement ça produit donc un effet d’engorgement. Les véhicules qui arrivent à hauteur de l’accident par exemple sont forcés de ralentir et de passer au compte-goutte dans l’entonnoir. Donc les suivants ralentissent. Si peu de véhicules sont présents ce jour-là, le bouchon est éphémère voir avec un peu de chance, il ne se forme pas du tout.

  • Les embouteillages en accordéon

Mais que dire des bouchons qui se forment sans vraies raisons apparentes (absence de travaux ou d’accidents) ? Vous l’avez déjà vécu, vous êtes en plein embouteillage et d’un coup ça repart alors qu’il ne se passe rien de particulier. On appelle ça des embouteillages en accordéon. S’ils naissent c’est à cause des comportements des conducteurs. Tout bêtement si une voiture freine, même de quelques kilomètres par heure, de façon quasi imperceptible, parce que le conducteur change de fil ou regarde une vache sur le bas-côté de la route, il oblige le conducteur derrière lui à freiner et le véhicule derrière freine aussi. Une vague de frein se crée et se propage petit à petit ; le bouchon nait. Il faut savoir que le premier véhicule, s’il réduit sa vitesse de 10%, force le véhicule derrière à réduire la sienne de 20%. C’est ainsi qu’un léger coup de frein en tête de cortège peut créer jusqu’à 5km de bouchon derrière lui à condition bien-sûr que beaucoup de véhicules soit sur la chaussée. Si non le bouchon ne prend que quelques mètres et s’évapore aussitôt.

Nous sommes donc tous, plus ou moins responsable ; car nous ne conduisons pas de la même façon et nous ne maintenons pas forcément une même vitesse exacte tout au long de notre parcours. Alors avant d’engueuler le type devant, dites-vous que parfois, le type de devant, c’est vous.

Et voilà, maintenant vous savez tous.

Kelvin

6 réflexions sur « Comment les embouteillages se forment-ils? »

  1. Merci pour cet article sur l’embouteillage, ça me rappel mes cours de physique. On prend plus patience à aborder le problème quand on connaît la source.
    So thank you and Keep bring it on !

    1. Connaître la source de son malaise permet en effet de savoir comment le résourdre. Maintenant on sait tous comment se forment les embouteillages.
      Merci Prica pour ton commentaire

  2. Merci pour cet article sur l’embouteillage. C’est bien ce à quoi je suis confronté quand je dois aller au service avec mon véhicule et là c’est sans dire que je suis à même d’exploser de rage

Laisser un commentaire

Revenir en haut de page
%d blogueurs aiment cette page :