Trois futurs impacts négatifs du COVID-19 sur l’Afrique

Trois futurs impacts négatifs du COVID-19 sur l’Afrique

Le monde tel que nous le connaissons, fait face à l’une de ses plus grandes crises. Il est touché là où ça fait le plus mal et si les peuples ne font pas attention et ne prennent pas des mesures convenables, les plus pauvres n’y survivront peut être pas. Le but de cet article n’est pas d’augmenter la paranoïa collective déjà existante. J’aimerais partager une analyse personnelle. Elle n’engage que moi. Au mieux, j’aimerais que ceux qui y trouveront leur compte puissent se préparer à ce qui s’annonce. Au pire, cette analyse sera sujette aux discussions et servira à enrichir ma base de connaissance et d’analyse. 

Je vous présente donc trois vagues de tourments qui viendront avec le COVID-19. Si certains ne se manifestent pas encore ouvertement, ils touchent quand même l’économie, la santé, l’éducation, l’alimentation générale, le transport, l’industrie et le bien-être générale (différent de la santé). 

Une hausse du taux de la criminalité 

Les hommes posent des actes stupides et égoïstes  en période de crise. D’une manière ou d’une autre, certains essaieront de profiter de la diversion générale pour voler, corrompre, violer, agresser, braquer, changer la constitution, etc. Je ne dis pas que cette pandémie est un complot général visant à faire passer des décisions et des actes… Je ne me prêterai pas à ce jeu. 

Il faut que les uns et les autres fassent attention à leur biens financiers, matériels et incorporels. Il serait temps de surveiller de près vos commerces, l’activité de vos comptes bancaires, et de faire attention à l’éducation qu’on donne à nos enfants. COVID-19 ne sera pas une excuse. 

Une hausse du coût de la vie 

 Comme vous l’aurez tous constaté, les graphes économiques du monde entier sont en chute libre; et pour ceux qui ne le sont pas encore, d’ici quelques jours, vous verrez la dégringolade. Pour le moment les consommateurs finaux ne remarquent pas encore le danger parce qu’il y a encore des stocks dans les magasins. Les fournisseurs vont essayer de remblayer le trou économique autant qu’ils le peuvent mais lorsque les usines, les institutions bancaires et les centres commerciaux ferment, on sait tous comment cela se termine: un plus gros trou dans l’économie mondiale.

Dans l’espoir de rendre un bilan financier frôlant le positif, les prix seront augmenter, la vie sera plus chère et les consommateurs vont plus en souffrir. Virus ou pas virus, les gouvernements, les institutions et les entreprises ont un agenda et un calendrier à suivre. Il n’y a rien -à mon avis- pour éviter les pertes. Le plus judicieux est de ne pas céder à la panique et de réfléchir à comment ralentir l’hémorragie.

Une panne des systèmes sanitaires

Même si les cliniques privées et les hôpitaux publics sont associés dans cette lutte, le résultat finale n’en sera pas meilleur. Associer les centres de santé privés, même s’il n’y a pas autre alternative, sera un encouragement ouvert au capitalisme sanitaire. D’un côté il y aura les patients et leur familles qui iront s’endetter pour prendre des soins de meilleur qualité que ceux qui sont donnés dans les hôpitaux publics et d’un autre côté, il y aura les cliniques privées qui vont essayer de faire autant de chiffre que possible (médicaments, traitements fantômes, hospitalisation, etc). 

Comme dit plus haut, la conséquence sera un trou plus grand encore dans l’économie mondiale. Les soins pour contrer cette pandémie doivent être gratuits, de bonne qualité et totalement pris en charge. Malheureusement très peu de pays africains peuvent se permettent d’acquérir tous les équipements de dépistage, de confinement et de traitement. Et même si les organisations sanitaires internationales décident d’aider ces pays pauvres, les gens vont continuer à mourir à cause d’autres maladies déjà très peu ou mal traités: paludisme, fièvre, malnutrition, mutation du COVID-19, etc. 

Mon souhait en tant que citoyen du monde est qu’une solution durable soit trouvée pour arrêter cette pandémie et que tout le monde soit traité et vacciné. Que cette crise ne cache pas la forêt des maux qui minent nos sociétés mais au contraire, qu’elle aide à prendre conscience des dangers et à mieux se préparer pour le futur. Le capitalisme ne doit pas être un frein… Le futur n’est pas si loin que ça ! En attendant, respectons les consignes sanitaires dans nos pays et ne cédons pas à la panique.       

L’Afrique doit faire attention à cette révolution numérique

L’Afrique doit faire attention à cette révolution numérique

Lorsque nous parlons d’industrialisation de l’Afrique, il y a un point très intéressant que nous oublions toujours d’aborder. Est-ce par manque d’intérêt pour le sujet ou parce que personne n’a encore vu le danger imminent que cela représente ? Dans tous les cas, je vais en parler aujourd’hui et j’espère que cela atteindra les personnes qui peuvent réellement se pencher sur cette situation.

Cet article concerne les composants électroniques. Pendant longtemps (et même actuellement encore) on dit que l’Afrique à toutes ces chances de participer activement à cette révolution numérique. C’est vrai à 65 %. Ce n’est pas totalement vrai parce que le numérique ne concerne pas uniquement les applications mobiles et web. Il est vrai que beaucoup d’efforts sont en train d’être faits pour que tous les jeunes africains puissent comprendre l’informatique et même coder. Ce zèle observé pour le coding pourrait changer les choses surtout dans la réduction de la pauvreté, du chômage et de l’inégalité des genres. Mais cela ne suffira quand même pas. Voici quelques insuffisances que j’ai relevé :

1- Les logiciels qui sont ou qui seront construites par les développeurs africains vont vite rencontrer une difficulté.

Il n’y aura pas assez de « Device » pour contenir les applications. Un téléphone ne peut contenir qu’un nombre limité d’applications. Ce sera donc un combat contre des ronces dans une jungle. C’est difficile de trouver un modèle économique viable sur le long terme pour les solutions que nous créons, à cause de la présence étouffante des GAFAM.

2- Tout le monde veut devenir codeur mais plus personne ne veut fabriquer du matériel.

Lorsqu’on observe bien l’économie des pays qui sont leaders du numérique, on remarque qu’ils ont tous commencé par le matériel. Il faut bien que les logiciels restent dans un appareil, non ? Le Nigéria, le Ghana et dernièrement le Rwanda l’ont bien compris. Personne ne peut prétendre devenir leader dans le logiciel s’il n’est pas sûr que son logiciel soit installé sur un appareil ; et cette assurance, un jeune entrepreneur ne peut pas l’avoir à ses débuts. Les téléphones chinois, américains ou européens que nous utilisons viennent avec des applications préinstallées et gagnent des utilisateurs même sur le marché Africain. Quel type de concurrence peut-on faire dans ce cas ?

3- Les composants sont trop chères pour le commun des inventeurs

Pour revenir aux composants électroniques, je n’arrive pas justifier pourquoi ils sont autant chers et pourquoi aucune action concrète de démocratisation n’ait été entreprise jusque-là. Il n’y a pas presque pas de hackathon, de concours et de foires pour les solutions matériels africaines. Les outils du MIT que beaucoup de Fablabs utilisent ne sont pas suffisant. Ces outils sont destinés à de l’expérimentation et à l’éducation. Ils sont importants certes, mais pour de vrais projets, on aperçoit ses limites et on se sent toujours obliger de commander beaucoup de pièces en Chine ou ailleurs. De quelle révolution numérique parle-t-on ?

Il faut des centres de recherche équipés dans nos universités et dans nos villes. Les fablabs sont un bon début mais ils peinent tous à trouver des modèles économiques pérennes. Et sans argent, rien ne peut vraiment changer.

Vers qui devons-nous nous tourner à présent entant qu’entrepreneur ou acteur du numérique africain ? Vers les dirigeants ? Les investisseurs privés ou publiques ? Vers nous-même ?

N’oublions pas : « Le numérique n’est pas que le logiciel, c’est aussi le matériel »

Laissez vos différents commentaires pour que je nous continions la réflexion ensemble. N’hésitez pas à partager avec vos connaissances.

Ce que nous voulons et ce dont nous avons besoin

Ce que nous voulons et ce dont nous avons besoin

Laissez-moi commencer cet article avec une petite anecdote. Quand j’étais beaucoup plus jeune, à chacun de mes anniversaires, je demandais un vélo ou un jeu vidéo. Je ne les recevais jamais mais mes parents se débrouillaient pour m’organiser une petite fête en famille avec des livres de lecture et des manuels scolaires. J’aimais ces derniers mais ce que je voulais, c’était un vélo ou la « Game boy » (ceux qui l’avaient se la racontaient à tout bout de chant). J’en ai toujours voulu à mes parents jusqu’à hier, parce qu’hier, j’ai arrêté de leur en vouloir et je m’en vais vous expliquer pourquoi.

Permettez-moi de vous raconter cette petite et vraie histoire que j’ai vécu il y a peu de temps. J’étais à une rencontre privée où étaient assis des décideurs de mon pays. J’étais assis derrière, écoutant et prenant des notes comme un bon élève à qui on avait donné des devoirs à faire. J’étais sur le point de les harceler de questions quand l’une des personnes présentes à pris la parole. Il disait ceci à un de nos ministres : « Monsieur le ministre, nous sommes en 2019 et ce n’est pas acceptable que des pays comme le vôtre soient encore à la traîne en matière de technologie. Vous ne devez d’ailleurs plus traîner des papiers alors qu’avec une tablette, vous pouvez tout avoir. Il en est de même pour votre pays; digitalisez vos institutions, rendez les technologies de l’information et de la communication (TIC) disponibles pour tout le monde. Ceci est très important… »

Il continua son argumentaire pour expliquer toute l’importance des TIC dans l’économie d’un pays quand notre ministre lui répondit : « Sachez monsieur que nous sommes parfaitement au courant de l’importance des nouvelles technologies dans l’économie de notre pays et pour illustrer la place que nous accordons au TIC, nous avons un ministère qui s’en occupe uniquement. Toutefois, notre priorité actuelle, c’est de fournir de l’eau potable à tous les citoyens du pays… »

Ces deux histoires m’amènent à vous poser une question : Ce qu’on veut est-il toujours ce dont on a besoin ? Apprêtez-vous à rentrer dans le vif du sujet. Bon voyage 🙂

1- Ce que nous voulons

Si je prend un enfant de moins de 15 ans dans une grande ville et que je lui demandais ce qu’il voudrait comme cadeau là maintenant, je suis sûr qu’il me dira de lui donner un vélo, une Play station 4, un téléphone portable, un ordinateur ou quelque chose de la même trempe. Par contre, si je posais la même question à un enfant de mon village, il dira qu’il veut un cahier (pas à coup sûr mais ils demandent ça), des vêtements pour une fête, des biscuits, de l’eau potable, des médicaments ou des choses de la même catégorie. Ce qui est sûr, il demanderait quelque chose de différent à ce que l’enfant de la ville a demandé. C’est la preuve que les besoins et les priorités changent d’un milieu à un autre. Évidemment n’est-ce pas ?

Imaginez un instant des enfants qui meurent de soifs et de soins de santé inadéquat dans le nord du pays alors que dans le même pays, au sud, des gens militent et blâment le gouvernement parce qu’ils n’ont pas accès à une bonne connexion internet à tous les coins de rue. Prenez juste un instant et imaginez.

Qu’en pensez-vous ? Est-ce que les gens du sud ont raison ? Peut-être que oui, peut-être que non ; c’est à vous de choisir votre réponse. Mais avant toute chose, dites-moi quelque chose : dans un pays, les droits et les acquis ne devraient pas être les mêmes ? Quel est votre avis sur l’égalité des droits ?

2- Ce que j’en dis

En aucun cas je ne cherche à protéger un état d’un manquement à ses responsabilités. C’est juste un point que je souligne et une opinion que je donne.

1- Que les personnes concernées par un problème dans un milieu donné trouve eux-mêmes des solutions à leur problème.

Vous ne vous attendez peut-être pas à cette solution mais c’est tout à fait ce que je pense. En Afrique francophone, pour ce que je sais, nous sommes des militants pour la politique de la main tendue. Il faut toujours que quelqu’un à l’extérieur de notre localité vienne nous aider, viennent nous faire des dons. Dans cet environnement où les gens ont l’air de ne pas vouloir un changement pour leur communauté, c’est difficile pour des têtes pensantes de réfléchir à la prospérité de la communauté. Et bien, c’est dommage pour vous ! Ce n’est pas comme ça qu’on grandit en tant que communauté où pays. Si vous avez besoin de connexion internet et que le gouvernement n’est pas en mesure de vous la fournir, convainquez des partenaires privés, regroupez-vous pour installer des réseaux et trouvez des alternatives intéressantes pour chacun de vos problèmes. Il y a toujours un moyen légal en parallèle à la voie officielle pour arriver à bout de ses projets. Personne ne me dira que les têtes pour trouver ces solutions n’existent pas. Ne sous-estimez jamais un Africain qui a besoin de quelque chose pour sa survie.
Au lieu et en plus de trouver des solutions pour sa communauté, vous pouvez aider votre gouvernement à fournir l’eau potable et les services primaires à d’autres communautés dans le monde. Encore faut-il que ce gouvernement fasse des efforts pour vous inspirer confiance.

L’idéal serait un peuple fort derrière un gouvernement ambitieux.

3-Ce dont nous avons besoin

Sans réfléchir, je vous dirai qu’on a besoin d’une bonne gouvernance. Nous avons besoin d’une administration immaculée de toute corruption, des fonctionnaires compétents et un système politico-administratif transparent.
Ensuite nous avons besoin d’eaux potables, de nourriture saine, de la santé, d’éducation, d’infrastructures, de droits à l’information et à la communication, mais avant tout, ce dont on a besoin est là sécurité.

Tous nos besoins sont les mêmes, selon la progression des milieux.Que nos dirigeants sachent nous expliquer leur but pour le pays et nous aide à reconnaître notre participation dans son développement.

Ce que nous avons déjà.

Nous avons une jeunesse pleine d’espoir, d’énergie et d’optimisme. Nous avons des cerveaux qui pensent, qui pondent de très bonnes idées (généralement des idées salvatrices) mais qui ne voudront jamais parler de peur de disparaître sous la paperasse. Nous avons un capital humain hors du commun ; il ne demande qu’à être orienté, qu’à être préparé. Nous avons des personnes qui pensent à bien que nos gouvernants doivent voir au delà de leur mandat. Notre plus grande richesse, c’est toutes ces personnes qui ont des ambitions potables et réalisables pour leur pays et leur continent.

Nous voulons que des personnes qualifiées et informées se réunissent pour penser chacun de leur pays sur 50 à 100 ans ; pour prévoir et anticiper les prochaines crises, les prochaines famines, pour avoir des plans de secours, des alternatives.

Un pays a beau avoir tout l’or de ce monde, tout le Cobalt, tout le pétrole de la terre, tant que sa vision n’est pas structurée et transparente pour les prochaines décennies, ce pays n’ira pas assez loin dans son développement.
L’Afrique n’a pas besoin d’un autre forum sur son potentiels inexploité, elle a besoin d’ateliers sur les stratégies respectives de chaque pays pour qu’elle soit elle aussi dans la course.

«Le gouvernement, c’est quelques personnes, le peuple c’est des millions de personnes. À un moment, il faut savoir qui est au service de l’autre.»

Je suis Agentk et si vous voulez qu’on discute de ma stratégie pour le développement de mon pays et pour l’Afrique, contactez-moi. Je connais des personnes très talentueuses qui ne veulent qu’aider. Ils sont du #Blog4Dev et méditent tout le temps #AfricaCan.

Je vous remercie de m’avoir lu. Voulez-vous bien me faire plaisir? Laissez-moi un commentaire et abonnez-vous à ma newletters. Cela ne vous prendra qu’une minute. Ciaaao !

La révolution numérique Africaine doit être gratuite !

La révolution numérique Africaine doit être gratuite !

Si vous êtes en Afrique et précisément en Afrique de l’ouest (on parle de ce qu’on connaît), vous avez sûrement entendu parler de cette révolution numérique dont l’Afrique doit forcément faire partir. Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas grave ; vous êtes juste comme moi il y a un moment. Nous allons parler aujourd’hui de mon avis sur la question de cette fameuse révolution numérique.

Vous n’êtes pas sans savoir que l’Afrique n’a participé à aucune autre révolution industrielle jusqu’à celle-ci où elle semble avoir toutes ses chances. La première révolution industrielle a été européenne, la deuxième a été américaine, la troisième (qui est celle de Internet) a été asiatique et tous les pronostiques pour la quatrième révolution industrielle, celle de l’intelligence artificielle, sont pour l’Afrique. Personnellement je le souhaite à notre chère continent.

Je trouve qu’on n’est pas encore bien préparé pour cette révolution. Quand on parle de révolution, cela renvoie  l’image d’une forte mobilisation. Une telle mobilisation que personne ne peut l’arrêter quand elle se met en marche. Il convient que chaque acteur de cette révolution prenne ses armes et lutte pour la cause commune : rendre cette révolution Africaine. Ce n’est pas gagné d’avance. Je vous explique dans les lignes suivantes pourquoi et surtout je vais proposer des solutions pour qu’on y arrive.

1. La révolution ne peut que ce faire en masse.

Il faut que la théorie d’une Afrique unique soit mise en œuvre. Si chaque pays, chaque peuple doit se lever pour faire cette révolution seul, c’est qu’on est encore très loin d’avoir compris. J’ai une théorie très simple. Jusqu’à preuve du contraire, aucun pays africain, quelque soit sa taille ou son PIB n’est en mesure de gérer seul cette révolution. Même le Nigéria qui est pour l’Afrique ce que la Chine est pour l’Asie. Un homme averti m’a dit un jour que la seule possibilité pour qu’on s’en sorte est une union de tous les pays Africain. Chère Union Africaine, et si on commence à se pencher sur les condition d’une union physique et réelle ? Plusieurs pays installent ou ont déjà des data center. Une grande avancée dans ce combat de la donnée mais il faut qu’il y ait un centre Africain qui forme, gère et assure sur toutes les questions de données en Afrique. Libre aux différents pays de protéger à leur manière leurs propres données car ne l’oublions pas, celui qui possède la donnée possède tout. Je ne vais pas m’étaler sur les bons et les mauvais côtés de cette union. Tout ce qu’il est important de savoir, c’est que ce combat est un combat continental. Que les pays arrêtent d’être égoïstes et travaillent ensemble. Je peux revenir plus tard sur les clauses de cette union si vous me le demander dans les commentaires.

2. L’Afrique est pauvre.

J’assume toute la responsabilité de cette affirmation. Les chiffres le montrent très bien, l’Afrique est actuellement en construction et sa position n’est pas la meilleure dans le classement des continents. Ce continent qui aura d’ici quelques années la plus jeune population du monde serait donc la dernière de la classe? C’est une chance ! Une fois encore, j’assume cette affirmation. Suivez mon raisonnement. Nous n’avons pas eu la malchance de participer aux révolutions industrielles précédentes. Nous n’avons « pas vraiment » connu la période des trains à vapeur qui sont ennemis de la couche d’ozone et que les propriétaires changent actuellement pour des trains plus écologiques: des métros. Nous n’avons « pas vraiment » connu les ferrys et les bâtiments flottants sur eau à charbon qui polluaient les océans et l’atmosphère.

Pour posséder des transports en commun, nous iront directement nous procurer des meilleures machines. Vous l’avez compris, le fait que nous soyons pour le moment dernier nous permet de sauter les étapes d’échecs et de nous hisser au même niveau que les autres continents. Nous sommes comme cet enfant qui passe ses sept premières années à la maison et qui, le jour de l’inscription, rentre en CM2. (Je suis désolé si vous n’êtes pas d’accord avec mon analogie). Nous n’avons pas les moyens de payer nos erreurs. Il faut sauter des classes et investir autrement les ressources. Grâce à Internet et à la mondialisation, nous pouvons acquérir le meilleur des savoirs et posséder les dernières technologies. L’Afrique devrait simplement tricher sur la Chine. En connaissant ce qui n’a pas marché dans le cas de la Chine et des autres continents, nous pourrons en dix ou quinze ans au plus devenir puissance mondiale. Moi j’y crois. Je ferai ce qui est nécessaire de mon côté…

3. Le secret est dans la gratuité.

Je l’ai dit au niveau du précédent point, nous pouvons faire en sorte que la prochaine révolution soit nôtre. J’ai aussi dit que l’Afrique était pauvre. Cela veut dire dans un premier temps que nous n’avons pas les moyens de payer nos erreurs et pour éviter de faire ses erreurs, il faut se baser sur les erreurs faites par les autres continents. Dans un second temps, cela signifie que le vieux continent doit trouver un moyen pour préparer ses jeunes à l’économie et aux métiers de demain car c’est de ça qu’il s’agit, relever l’Afrique qui est à genoux. Pour ce faire, nous n’avons autre choix que de préparer les jeunes africains par les outils et les technologies de Internet. Comment y arriver alors que précédemment j’ai moi-même affirmer que notre continent était pauvre ? Il y a heureusement quelque chose qu’on appelle le monde de l’Open Source. C’est un monde magnifique où tous les outils sont gratuits et téléchargeable à volonté. C’est un monde de partage et de collaboration. Vous savez quoi ? Il faut que l’enseignement des jeunes Africains se fasse dans ce monde. Cela vous semble peut-être banale actuellement (J’ai aussi eu cette impression quand on m’en a parlé) mais quand on franchit le pas vers ces outils, on s’en veut de ne pas y être depuis longtemps. Je peux vous dire que cet article que j’écris est depuis un système d’exploitation gratuit et ouvert ; j’écris dans un éditeur de texte gratuit et ouvert. Écouter la musique, regarder des vidéos, bref, tout ce que j’avais l’habitude de faire sur Windows ou IOS, je le fais gratuitement sans me soucier des virus.
Imaginez un monde où vous pouvez faire de la modélisation gratuitement, faire de la programmation informatique, écrire, lire, etc sans avoir peur des virus et des pannes. Si ce monde vous intéresse, vous n’avez qu’à sauter de l’autre côté.
J’ai jugé cet ensemble d’outils idéal pour l’Afrique parce qu’ils sont ludiques, faciles à mettre en œuvre, documentés, accessibles gratuitement et modifiables. Je vous en parlerez profondément dans un prochain article. 

4. Pas de révolution sans internet.

Vous l’avez sûrement déjà compris, il n’y aura pas de révolution sans Internet. Le contraire aurait été insensé déjà parce que cette révolution serait celle de l’intelligence artificielle et qui dit intelligence artificielle dit forcément Internet.
Comment l’Afrique peut-elle espérer un développement si certains pays de ce continent, au lieu de travailler pour l’accessibilité (à faible coût) de l’Internet, travaillent au contraire pour qu’elle soit chère, surveillée et censurée ? Avec Internet nous sommes au même niveau d’information que le monde. Avec Internet nous avons relativement les mêmes chances que les autres. Avec Internet nous pouvons toucher plus de monde, travailler ensemble quelque soit notre localisation. Avec Internet nous avons une chance pour réaliser ce rêve de puissance économique sur lequel nous fantasmons en secret depuis des années. Internet est pour le moment notre seule chance. Il est important que de vraies réflexions se fassent pour l’accès au monde de l’Afrique.

Il faut que nous gardons à l’esprit quatre choses :
1- La révolution ne peut se faire qu’en masse
2- L’Afrique est pauvre
3- Le secret est dans la gratuité
4- Pas de révolution sans internet.

N’oublions pas de partager avec qui on le sent, de donner nos avis dans les commentaires et d’identifier ceux qu’il faut sur nos différents réseaux. The future is now.