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Jour 83 : Voilà pourquoi je n’aime pas le poisson

bowl of shrimp soup on brown wooden surface

A force de suivre les documentaires sur le réchauffement climatique, j’accorde une attention plus particulière à ce que je mange et à ce que je cuisine. C’est de la même manière que je commence à m’éloigner progressivement des produits industriels, de la viande et du poisson. Ce n’est pas à cause du changement climatique que je fais tous ces choix ; c’est à cause des conditions de production ou les conditions d’élevage. Je sais qu’à cause du nombre qu’on fait, on est un peu obligé de faire de l’élevage de masse… je ne sais pas pourquoi c’est fait dans ces conditions mais ce sont ces conditions qui me font avoir du dégout pour le poisson et la viande chaque jour. Je vous explique.

Quand vous voyez comment est traité la viande dans les boucheries, quand vous voyez les mouches, quand vous sentez les odeurs, et quand vous voyez les lieux d’abattage, comment vous faites pour encore manger ces repas ? Vous me diriez que vous nettoyez vous-même dans votre cuisine et que la viande part au feu pendant des heures et des heures. Sur le principe je suis d’accord et à priori, tous les microbes sont morts avant que le repas ne soit servi. Ce n’est pas le bon combat. Le bon combat est dans votre cuisine, le bon combat c’est votre cuisine et tous les espaces que vous avez contaminé pendant que vous laviez, coupez et rinciez la viande.

Il y a une vidéo intéressante dans laquelle une cuisine a été observée à la lumière bleue après une cuisson de viande. Que ce soit le plan de travail, les ustensiles de cuisines (même ceux qui n’ont pas été utilisés et juste touchés) tout était contaminé. Après cette vidéo, je fais attention à la viande qui traine dans mon environnement.

La même chose se passe avec le poisson. Quand vous achetez du poisson congelé à la poissonnerie, vous ne voyez aucun problème jusqu’à ce que le poisson se décongèle et qu’il commence quasi systématiquement à sentir. C’est vraiment quelque chose que je n’aime pas. J’ai donc fait des recherches et il se trouve que des substances chimiques sont injectés dans le poisson. Je ne pense pas ces substances soient dangereuses pour la santé sinon ils ne les auraient pas mises.

Sachez que le poisson est composé de faisceaux de chair. Je parle de ces différents faisceaux que vous voyez dans votre assiette quand vous mangez du poisson cuit. Ces faisceaux sont reliés entre eux par de fins tissues. C’est cette structure qui permet que les substances chimiques soient diffusées dans la chair du poisson. Leur rôle est de garantir au poisson un système immunitaire efficace. Ainsi, ces substances régulent le sel provenant de l’eau, ils soignent les muscles et permettent au poisson d’avoir une bonne vigueur pour fuir les prédateurs.

A la mort du poisson, la chair devient vulnérable. Sans défense immunitaire, les bactéries se développent et la composition de la chair fait qu’elle se dégrade très rapidement.

Pour les odeurs, voici ce qui se passe : les bactéries se multiplient et libèrent des substances chimiques qui sentent le souffre et les légumes pourris. D’autres substances se transforment en d’autres gaz qui font sentir au poisson l’odeur que vous lui connaissez. Même quand vous mettez votre poisson au frigo, le poisson se gâte quand même. C’est seulement la congélation (à moins de 12°C ) qui permet à votre poisson de garder son odeur frais et neuf.

Selon la race des poissons, la chair du poisson peut vite se détériorer. Si les poissonniers nous vendaient au moins du poisson frais, on aurait au moins une garanti quant à la qualité. Mais comme ils n’en ont que faire de notre santé, ils nous vendent des poissons pas frais. Ma mère à l’habitude de demander si le poisson congelé est déjà mort.  Si c’est le cas, il va sentir à la décongélation.

Voici comment savoir si votre poisson est frais :

  • Ses yeux doivent briller
  • Les bronches doivent être de couleur rose vif et sans mucus
  • Appuyez le poisson avec le doigt pour voir si la chair reprend sa forme
  • Sentez le poisson. S’il sent l’iode ou les algues, c’est bon signe. Si vous ne connaissez pas les odeurs de l’iode et des algues, sentez quand même. Comme vous ne mettez pas la nourriture dans les narines, vous saurez si l’odeur est une bonne odeur, ou si le poisson est déjà mort.

Cet article n’a pas pour but de vous faire peur ou de vous faire culpabiliser. Je partage avec vous des informations que j’ai reçues et je vous rappelle que les protéines ne viennent pas que des animaux. Pensez à l’environnement, pensez à votre propre santé. D’ailleurs, si vous avez envie de penser en bonne compagnie et dans un chic cadre, le Global Shaper Hub de Cotonou organise un Talk sur les défis et les opportunités du changement climatique au Bénin. Venez et on va rester ensemble et réfléchir sur comment on peut gagner, nous aussi, de l’argent avec cette histoire de changement climatique. Si vous avez envie de venir, voici le lien pour s’inscrire: https://forms.gle/XHnkFqj43fMVVZgU7

Aujourd’hui est une bonne journée pour vous rappelez que la grenouille qui boit de l’eau n’a pas besoin de porter des lunettes. Ceci est le jour 83.

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