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Jour 57 : Ma religion, mes genoux, mon choix

people raising their hands

Ce soir je discutais avec une personne sur un sujet et elle m’a dit : « Chez nous les évangélistes c’est comme ça que ça se fait ; je ne sais pas pour vous les catholiques… ». J’ai voulu lui répondre sur le coup mais je me suis ravisé parce que ce serait me lancer dans un débat interminable, quitte à devenir sur le coup théologien. Je suis rentré chez moi en le regardant dans mon rétroviseur…

Il y a quelques jours, j’ai été invité à la radio. Parmi la dizaine de sujets abordés, on devait débattre sur la place du Vaudou dans les religions et si les autres religions étaient menacées.

J’ai remarqué qu’il y a souvent comme un courant d’air glacial ou une brise chaude quand les gens devaient défendre vaille que vaille leur religion. Des fois, il y a même discrimination et les personnes de telle ou telle confession religieuse sont mises à l’écart. Tu peux te faire refuser des emplois ou des opportunités parce que tu ne vas pas dans la même église ou que tu ne pries pas le même dieu que le recruteur. Des expériences comme ça, nous en vivons tous les jours.

Il y a une question que j’ai toujours voulu poser : c’est quoi votre problème ? Pourquoi un chrétien catholique ne peut pas travailler avec vous parce que vous êtes évangéliste, protestant, musulman, animiste ou non croyant ?

J’ai toujours pensé que les années où le carême chrétien et musulman s’enchevauchait, il y aurait plus de tolérance dans le monde. Que nenni !

Mon avis est que le monde irait beaucoup mieux si les religieux ne se sentaient pas investi de le lourde tâche de RECRUTER le reste du monde dans leur religion. C’est comme ça que les sectes naissent et que les extrémistes ont du monde.

Lorsqu’on cherche bien les raisons pour lesquelles il y a de l’intolérance entre les religions, on voit que :

Il y a des différences théologiques :

Les différentes religions ont des croyances fondamentales qui peuvent parfois être contradictoires. Parfois c’est l’idée du paradis et de l’enfer qui diffère ; ou c’est le concept du péché et du pardon divin. Il y a des désaccords aussi sur la morale ou le sens de la vie.

Les textes sacrés ont plusieurs interprétations :

Les différentes branches d’une même religion ou les différentes religions peuvent interpréter les écritures de manière différente, conduisant à des divergences doctrinales. Chaque pasteur ou prêtre dit ce que sa lecture lui inspire. D’ailleurs, les mêmes textes ne sont pas utilisés par les prêtres et pasteurs. Souvent c’est différentes versions de la Bible, de traductions provenant de langues différentes. Et quand ce n’est pas la traduction, c’est des facteurs culturels et historiques comme les conflits religieux.

Il y a une concurrence pour les ressources :

Dans certaines régions du monde, les conflits religieux peuvent être liés à des enjeux économiques, politiques et territoriaux. La compétition pour les ressources peut exacerber les tensions entre différentes communautés religieuses. Sur le papier, il peut être dit que c’est un pays Laïc mais on sait que la religion avec la plus grande influence a beaucoup d’avantages politique et économique. Il n’y a qu’à regarder les pays à majorité chrétienne et les pays à majorité islamique. On sait qui commande.

Il y a la manipulation politique :

Parfois, les leaders politiques utilisent les différences religieuses pour consolider leur pouvoir ou détourner l’attention des problèmes sociaux et économiques. Cela peut conduire à des conflits entre communautés religieuses. Ces conflits sont attisés par les stéréotypes, les préjugés et le manque de compréhension. La caractéristique de cette manipulation est que des problèmes qui n’en sont pas normalement sont surmédiatisés de sorte qu’on a comme l’impression que c’est un problème qui touche tout le pays alors que non. A notre époque, les réseaux sociaux facilitent la propagation des propagandes.

« La meilleure religion est celle qui te rapproche de ton Dieu. C’est celle qui fait de toi une meilleure personne. Mon ami, je ne suis pas intéressé par ta foi, ce qui est important, c’est la façon dont tu agis avec les autres, ta famille, tes collègues de travail, ta communauté et devant tout le monde. »

Dalaï Lama

Le savoir-vivre d’une personne ou ses compétences professionnelles ne sont pas forcément liés à sa religion. Nous pouvons mieux coexister. Il est essentiel de noter que de nombreuses personnes et communautés religieuses travaillent activement à promouvoir la compréhension mutuelle, le dialogue interreligieux et la paix. Malgré les différences, de nombreuses personnes croient en la coexistence pacifique et respectueuse entre les différentes religions.

Qu’un gouvernement veuille promouvoir la culture de son pays en mettant en exergue des pratiques, ne veut pas dire qu’il demande à tout le pays de rejoindre le mouvement. Dans ce pays et dans ce monde, tout le monde devrait vivre en paix peu importe ce à quoi il dévoue sa foi. Tant que vos actions ne mettent pas en péril la paix et la tranquillité des autres, vous êtes libre de pratiquer votre religion. Par contre les rassemblements et pratiques sectaires dangereuses sont interdites. N’oubliez pas que vous êtes aimés. Ceci est le jour 57.

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