La culture, c’est ce qui reste quand on a tout perdu ; c’est ce qui demeure quand plus rien ne reste. Chaque peuple à son histoire et il convient de la conserver pour les générations futures. Quelqu’un m’a dit il y a quelques années que si des mesures ne sont pas prises à temps pour préserver les réserves animales du monde, un jour nous dirons à nos enfants : « A mon époque, il y avait des animaux énormes qu’on appelait éléphants qui avaient des oreilles grandes comme des antennes paraboliques et qui pouvaient déraciner à eux seuls un arbre » ou encore « Quand j’étais plus jeune, il y avait des festivals dans les ruelles et on pouvaient voir de la magie traditionnelle et des fétiches en costumes… ». Alors ils se moqueront de nous et nous diront d’arrêter notre fabulation.

                 

Ce serait vraiment dommage si les générations prochaines ont des raisonnements similaires. Nous au fond de nous, on  saura que c’est vrai, que toutes ces choses avaient existé, même Internet pourra le confirmer mais ils n’y croiront pas totalement parce qu’ils ne l’auraient pas vu.

Beaucoup de traditionalistes conservateurs pensent que pour préserver une tradition, une culture, il faut s’opposer au son développement ou s’opposer à sa mutation avec l’avènement de nouvelles technologies. J’ai surpris la conversation entre deux traditionalistes. L’un demandait à l’autre quand sa ville serait aussi belle que les grandes villes du monde avec des gratte-ciels et des échangeurs. Et au second de répondre : « Jamais ! Au grand jamais ! Moi je m’y opposerais parce que si on construit des gratte-ciels et des routes, où va-t-on mettre les fétiches de nos ancêtres ? »

J’ai compris pour ma part qu’il ne voulait pas perdre son histoire, j’ai compris qu’il ne voulait pas que les seules choses qui le lient encore à ses ancêtres lui soient enlevées. Ce que je n’ai pas compris par contre, c’est son refus catégorique de développement dans sa ville. Où est son sens patriotique, me demandais-je. Toutes les grandes villes se sont construites par le prix de grands sacrifices. La meilleure solution serait d’envisager une évolution collective entre la culture des peuples et le développement des nations. Il s’agira donc de penser à des solutions innovantes, à des procéder de conservation efficaces afin de perpétuer les traditions de génération en génération.

La vie nous a souvent enseigné qu’on ne peut vouloir une chose et son contraire en même temps. Par contre, on peut bien vouloir une chose et son semblable en même temps. Nous aspirons tous au fond, à une belle vie, une belle ville, un beaux pays. Au lieu de tout perdre en faisant une lutte ‘’idiote’’, réfléchissons ensemble à comment associer la culture des peuples à l’histoire de la nation. Les pays qui ont compris tôt vivent en paix dans le monde et ont su développer leur secteur touristique.

Mettons-nous au travail donc et primons le dialogue à la violence.
Un peuple sans histoire est un peuple qui n’a jamais existé. Et sans peuples, il n’y a pas de nation.

 Je vous aime beaucoup.  A bientôt pour un nouvel article ! Ciao !

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