KELVIN AGENTK

Développement – Economie – Gouvernance du point de vue d'un jeune africain

Data Force 3 au Bénin. Nous l’avons fait !

Une fois en 2017, une fois en 2018 et une fois en 2019. Cela fait trois ans déjà que se déroulent les Data Force. Qu’est-ce que c’est Data Force ?  D’après Sénamè Koffi Agbodjinou leader du WoeLab, un laboratoire de fabrication numérique du Togo, Data Force est un concept d’événement imaginé en partenariat avec l’ambassade des états unis au Togo, qui permet de sublimer ce que font les acteurs de la société civile avec les nouvelles technologies et de voir comment les nouvelles technologies peuvent doper l’engagement citoyen. Appelé pour la première édition au Togo « Data Force » il a été imaginé pour être un événement annuel qui s’articulera autour des questions de la donnée. Ayant perdu le soutien de l’ambassade des Etats Unis après la première édition, les organisateurs ont quand même décidé de continuer cet événement qui avait son impact dans la gestion des données.

« L’Afrique doit aussi se positionner sur cette question de la Data et dégagé une vision qui est typiquement Africaine. » Sénamè Koffi Agbodjinou

Dans cet élan de positionnement de l’Afrique, une journée très riche en événement s’est organisé au Blolab à Cotonou en présence des plusieurs participants actifs de l’écosystème numérique du Bénin et du Togo. Cette journée a été pensé presque comme celle du Samedi précédent qui était la rencontre annuelle du Open Data Day de 2019. Si vous ne savez pas comment cela s’est passée, je vous invite à lire cet article qui en parle de manière détaillée.

Voici le programme du Data Force 3.

La rencontre a commencé par une introduction faite par Médard Agbayazon leader du Blolab du Bénin et par Sénamè Koffi Agbodjinou leader du Woelab du Togo. Ils ont présenté les cadres et le contexte du Data Force et ont introduit les différents communicateurs de la journée. A cet effet, la première communication intitulée « Femme, Data et science et participation citoyenne » a été menée en premier par Marie-Auxiliatrice Da-Silveira, formatrice au Blolab et par Hamdiya Katchirika, journaliste vlogueuse du Togo. Chacune à leur tour, elles ont exposé la participation des femmes dans l’écosystème numérique de leur pays respectif en prenant soin d’en citer quelques-unes et elles ont montré l’importance de la participation féminine.

« Il est tant que les femmes s’unissent et qu’elle fasse de la promotion du numérique dans leur milieu une priorité ; il en va du développement du pays » Hamdiya Katchirika

Pour finir leur communication, elles ont partagé leur expérience dans le digital et ont affirmé qu’il y avait des femmes qui mettaient en œuvre des initiatives pour soutenir la participation d’autres femmes.

Quand les dames eurent fini leur communication, Martin Lozivit, chercheur à l’Institut de Recherche de Développement (IRD) anima un atelier sur la science en milieu scolaire à l’ère du numérique avec le club des jeunes de l’IRD.

Avant la présentation de Martin Lozivit, le représentant résident de l’IRD est intervenu pour se présenter et remercier les organisateurs du Data Force 3. Il a ensuite présenté l’Institut de Recherche de Développement dans sa mission et dans ses objectifs. Poursuivant les présentations, à la suite du représentant résident, Martin Lozivit a parlé du club des jeunes de l’IRD présent dans quatre collèges d’enseignement général et au collège Montaigne et a brièvement fait le tour des sujets abordés dans ces clubs. Il s’agit notamment de la fièvre Lassa, du Paludisme et de la vie sur l’eau.

A sa suite, Franck Kouyami, président du Forum de la Gouvernance de l’Internet du Bénin fit une communication sur le thème « Internet en Afrique en période électorale : Que peut faire la société civile. »  Il a mis un point particulier sur les peines que peuvent endurer les personnes qui créent et ou partagent des informations pouvant ternir la réputation d’un autre citoyen. Le code du numérique du Bénin a déjà fait des victimes.

Ainsi se termina les communications de la matinée. Quand les participants eurent fini de se récréer, les communications de l’après-midi ont commencé. C’était Seth-Pharès Gnavo, CEO de Adiyeaba qui fit en premier une communication sur le capitalisme de l’intelligence artificielle. Il a commencé sa communication par cette question adressée aux participants :

« Si vous faites un kilomètre au sud, un kilomètre à l’est et un kilomètre au nord, et que vous vous retrouvez au même endroit, où êtes-vous sur la terre ? » Pharès Gnavo, CEO de Adiyeaba

Essayez de donner la réponse dans les commentaires ; nous verrons qui sont les génies parmi les lecteurs.

La reste de la journée se déroula par le passage l’un après l’autre de la communication de Justin Ahinon, co-fondateur de AfricArxiv sur le thème : « Science ouverte et langues Africaines : Etat des lieux et participation en Afrique francophone » ; de la communication de Sirice Karel Agbante du chapitre du Bénin de l’organisation Internet Society sur le thème « Sécurité de routage pour la stabilité de Internet : Enjeux et participation » ; et de la table ronde intitulée « Stabilité Internet, Science ouverte et langue Africain » animé par les communicateurs de l’après-midi. Cette table ronde a aussi permis aux participants de poser toutes les questions qu’ils avaient par rapports aux différentes interventions.

La question qu’il convient de se poser suite à toutes les communications de la journée est :

« C’est nous les humains, qu’est-ce qu’il convient de faire ? »

Les responsables du Blolab sont venus à la fin pour remercier toutes les personnes présentes et pour donner la parole à Sénamè Koffi Agbodjinou leader du Woelab du Togo, pour le mot de fin et pour décider avec les participants, du lieu où se tiendra les Data Force 4.

Pour la paix de la paire et pour la paire de la paix, le Bénin a été choisit pour organiser la rencontre de 2020.

C’est dans une ambiance conviviale et colorée de bonne humeur et de satisfaction que les participants de l’événement se dirent au revoir et se donnèrent rendez-vous pour l’année prochaine.

C’était les Data Force 3, au Bénin et chacun est rentré chez lui mieux outillé pour défendre le numérique, quel que soit son pays de provenance.

Kelvin

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