J’ai fait le père noël le 25 décembre dernier à l’occasion du Ecolo Happy Christmas. Ne le dites pas aux enfants qui croient au Père Noël hein 😉 . Cette année, c’est moi qui ai joué le rôle dans le costume rouge. Avec l’équipe de Ecolo Happy Day, nous sommes allés dans un village de la commune de Zê appelé Hêkanmin. Nous y sommes allés pour donner des vivres et pour partager la joie de noël avec les habitants et surtout les habitants qui sont dans le besoin. 

L’équipe était constituée des volontaires de Ecolo Happy Day et de l’Agence pour la Promotion des Objectifs de Développement durable.  

L’équipe

La journée se déroulait parfaitement jusqu’à ce que je commence à faire des réflexions la vie des habitants après notre départ. L’initiative du Ecolo happy Christmas est très salutaire car elle permet de donner la joie à plusieurs personnes qui, autrement auraient fêter le torse nu, le ventre vide et sans chaussures au pied. Malheureusement, cela ne suffit pas. Voici les raisons :

1-On apprend aux gens à dépendre des dons

J’espère que j’ai tort par rapport à ce que je vais dire ; les personnes à qui on donne tout le temps ne savent rien faire d’autres à part tendre la main et quand elles ne reçoivent rien de leur donateur, elles se mettent à chercher des coupables à leur peines. C’est Dieu ou le gouvernement qui porte généralement le blâme. Je reconnais qu’il y a beaucoup de personnes qui n’ont vraiment pas eu de chance dans leur vie et j’en suis vraiment désolé. Mais là n’est pas ma réflexion. Les organisation locales, nationales et internationales doivent faire plus que donner des dons pour les fêtes; dons qui deux jours après seront déjà utilisés et oubliés. La réflexion qui doit être menée est de savoir comment chaque visite et initiative de ces organisations peut réellement apporter un changement dans la vie des habitants.

Donnez aux gens de quoi manger mais en même temps, pendant qu’ils ont le ventre plein, expliquez-leur comment en envoyant leur enfant à l’école ils peuvent manger à leur faim tout le reste de leur vie et même nourrir d’autres personnes dans le monde.

Kelvin Agentk

2-Décentraliser les industries et les entreprises

La plupart des localités (pas toutes) dans lesquelles sont implémentées ce genre d’initiative sont situées dans les zones rurales ou sont en retrait par rapport à la capitale. Les gens n’ont pas souvent le choix du travail et ils ne savent pas comment faire des pas de grand dans le développement de leur communauté. L’une des raisons est que tous les centres de création d’emplois sont loin d’eux. La solution serait d’implanter des industries en fonction des atouts de la localité. Les ministères du plan et de la décentralisation devraient travailler pour ce faire. Autrement, l’exode rurale sera un phénomène avec lequel les gens devront vivre, les conséquences comme boulet attaché à leur hanche.

Les enfants du village

3-Promouvoir les activités locales des habitants 

En plus de décentraliser les industries, de continuer les initiatives en vue de soutenir les habitants dans leur développement, les activités locales des habitants doivent être promues et par eux, et par les institutions, et par les autorités et entités compétentes. Les habitants doivent être en mesure de produire ce qu’ils consomment et de vendre le surplus et leur autres produits locaux. Ce n’est qu’ainsi que les dons et les actions entreprises dans ces localités auront de l’impact et que les Objectifs de Développement Durable pourront être atteintes.

Si vous pensez qu’il y a des choses qu’il faudrait faire ou des choses qu’il ne faudrait pas faire, discutons-en dans les commentaires. N’hésitez pas à partager l’articles autour de vous. Soutenons-nous vivant !

Voici quelques photos de cette merveilleuse journée passée avec les enfants de ce beau village. PS: Je ne veux pas parler du père Noël Hahaha !

Related Posts

13 Comments

  • Yanel

    En place des actions, où a défaut de parler de l’importance de l’école, il faut plutôt parlé de l’apprentissage d’un métier d’artisanat qui rapporte actuellement, car nous avons d’accord que l’école forme , mais crée encore une masse de chômage, pourquoi ne pas parler du jardin de légumes et fruits par exemple,
    Même aller a l’école ils ont encore plus de besoin a satisfaire, il s’agit d’une population et non d’un individu que quiconque peut prendre en charge et scolarisé 6 ans au moins.
    Formé des associations pour faire quelques choses ensemble par exemple …

  • Aguessy Thibaut

    Je suis entièrement d’avis sur ce fait. Cela étant nous même psychologiquement, nous sommes près pour un emploi? Tellement on est habitué à la facilité qui ne nous permet plus de pensé à l’avenir tout en se posant la question [ ” Et s’il arrivait qu’on ne trouve plus de donateur? “]. Certe l’état prendra ces dispositions afin de trouver une solution pour remédier à cette Exode rurale. Cordialement

    • Kelvin

      Merci pour ton commentaire Thibaut.En effet, il faut un certain travail sur soi-même. En même temps qu’on donne, il faut aider les bénéficiaires à trouver leur autonomie et surtout leur indépendance.

  • Kelvin

    Les jeunes de ces localités vont souvent à Cotonou pour faire Zem. C’est dans les villages qu’il y a le plus d’artisans non? Le fait qu’il n’y ait pas une forte activité économique fait que le peu qu’ils font ne décolle même pas. Il faut une action en trois étapes: Investir dans l’éducation à la base; encourager l’entrepreneuriat dans ses zones (fonds, micro crédits, etc) et décentraliser les industries qui sont dans les grandes villes.
    C’est mon avis sur la question.

    • Yanel

      Et en parlant des enfants ? Quel approche souhaitez vous ?? Je trouve que parlé de la scolarité des enfants du coup est un peu trop… En dehors de décentralisation de l’industrie, il faut une forte intervention de l’état dans le secteur de l’éducation, l’école est gratuit oui , mais est-ce qu’ils disposent tous une cantine scolaire ?? Non

      Je parle de cantine scolaire a cause la morosité économique d’encourager les parents d’envoyer les enfants a l’école

      • Kelvin

        Je comprends ce que tu dis. Laisse-moi t’assurer que les cantines scolaires sont l’uns des points focaux sur lequel le gourvernement travaille actuellement avec ses différents partenaires: La Banque mondiale, etc.

  • Oronce SOSSOU

    “expliquez-leur comment en envoyant leur enfant à l’école ils peuvent manger à leur faim tout le reste de leur vie et même nourrir d’autres personnes dans le monde. ”
    # Je pense pas que l’école tout seul peut garantir une autonomie financière à ces personnes, déjà qu’à Cotonou et environs le nombre de Chômeurs se compte par centaines de milles, il faut plutôt leur enseigner la manière de valoriser leur région avec l’agriculture par exemple, l’artisanat et d’autres filières porteuses à travers des formations afin d’attirer des investisseurs etc.

    • Kelvin

      Vous avez pleinement raison. Il ne suffit pas d’envoyer les enfants à l’école. Cela se passe en trois étapes. Il faut une action en trois étapes: Investir dans l’éducation à la base; encourager l’entrepreneuriat dans ses zones (fonds, micro crédits, etc) et décentraliser les industries qui sont dans les grandes villes.

  • Gaël MENOU

    Merci pour cette réflexion.
    Personnellement je pense que faire des dons ne crée pas une dépendance. Parce qu’en vérité certaines organisations installées dans certaines localités mènent déjà des actions pour soutenir ces habitants en difficulté et même pour envoyer les plus jeunes dans des écoles, ne serait-ce que pour comprendre, parler et lire le français.
    Ceci dit, ces quelques dons venant d’autres organisations ne font qu’aider ou renforcer ce soutien déjà disponible.
    Par ailleurs, même dans le cas où il n’y aurait pas une organisation installée dans la localité qui accompagne les habitants, ces dons offerts par d’autres organisations pendant ces périodes de fête vont très souvent à l’endroit des enfants et non des parents. Et si jusque là ces enfants survivent c’est parce qu’ils retrouvent le minimum. Mais si les organisations viennent pour des dons c’est parce que ce minimum n’est pas suffisant, c’est parce que ces parents n’arrivent pas à joindre les deux bouts, ou c’est pour leur permettre de fêter au delà du minimum du quotidien, de recevoir des cadeaux et de partager la joie que ressent d’autres enfants de leurs âges.
    Loin de dire qu’il ne faudrait pas réfléchir à des initiatives pour apporter un réel changement dans la situation de ces habitants, je tenais juste à mettre l’accent sur ces points.

  • Simon Cardin

    Je trouve ça super cool de porter de l’amour dans le cœur des autres. J’aime la portée de cette article… Votre association à fait sa part , que le Seigneur aide les autres à faire la leur…

  • AMOUZOU Diane

    Très cool votre dialectique, et félicite votre initiative puisque vous aviez choisir provoquer le sourire aux lèvres des enfants qui en ont vraiment besoin en ces périodes de fêtes, encore une fois félicitations à vous.
    Votre réflexion s’est vraiment penchée sur les points nécessaires, surtout sur le fait d’amener les gens à comprendre que la scolarisation de leurs enfants est l’une des solutions à long terme qui peuvent permettre de s’épanouir sans toujours attendre des autres.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :