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Jour 14 : Quels modèles de revenus pour les startups africaines ?

group of people sitting in conference table laughing

Hier soir, je discutais avec mon petit frère. Il m’a demandé pourquoi je ne pouvais pas créer une plateforme où les jeunes pourraient s’inscrire pour trouver de l’emploi, et où les entreprises pourraient aussi s’inscrire pour trouver les meilleurs profils. Il a même dit que si ces jeunes et ces entreprises paient chacun 100 FCFA, cela suffirait pour que je devienne riche. J’ai souri et je lui ai dit que j’allais le faire et quand on sera rentable, je lui donnerais 25 FCFA sur chacune des inscriptions qu’il y aura. Mon petit frère à 12 ans.

grey metal case of hundred dollar bills
Photo by Pixabay on Pexels.com

Tout ceci est une disgression. Dans cet article j’aimerais parler de modèle de revenu. Beaucoup de personnes m’ont dit après la publication de l’article sur Trello que les modèles de revenus des SAAS en Afrique n’avaient rien avoir avec les modèles de revenus en Afrique et au Bénin. Je suis d’accord avec vous à peu de choses près. Ce n’est pas le même taux de bancarisation, ni la même facilité pour sortir la carte bancaire (pour ceux qui en ont), ni les mêmes usages du mobile money.

Faire une SAAS destinée à une cible béninoise et ne pas intégrer et mettre en avant des paiements par Mobile money n’est que ruine de l’âme.

Un Product manager

La règle pour faire une SAAS qui marche et pour laquelle les béninois sont prêts à payer est simple : Faire un produit pour lequel ils sont prêts à mourir ou pour lequel ils ont l’impression de na pas pouvoir vivre sans.

Les gens sont toujours prêts à payer pour votre produit si c’est une question de vie où de mort. L’exemple qui me fascine le plus actuellement est la startup PharMap. Autant je reconnais les compétences des créateurs, autant je suis en admiration devant le produit. Pour vous expliquer rapidement, vous pouvez trouver et commander des médicaments en moins de 10 minutes chrono. Belle promesse et belle proposition de valeur. Que vous soyez dans le besoin ou pas, vous allez tester et vous verrez qu’au moment d’avoir la réponse de votre requête, vous devriez payer. La première fois que j’ai vu ça, je me suis dit : « WAOOOOOOUH ! Même si le béninois aime la gratuité, il va payer parce qu’il en a besoin en urgence et que mieux vaut ça que d’aller parcourir toutes les pharmacies du pays à la recherche d’un médicament. »

Bravo Dr Anourah MAZU ! Pour finir, je dirai qu’il faut éviter de copier typiquement les modèles de revenus des autres sans le contextualiser. Il serait fou de commettre cette erreur. Un modèle de revenu, ça se teste ! Vous faites autant de tests que possible ; que ce soit dans le parcours utilisateur (à quel moment demander à l’utilisateur de payer), dans le moyen de paiement (Carte bancaire, Mobile money, Stripe, etc) ou dans le prix. Les gens pourraient aimer votre plateforme, être en mesure de payer parce qu’ils estiment que votre prix est trop élevé… ou pas assez. Une fois encore je vous le dis : dans le doute, confiez ce travail à un Product manager.

Ce n’est pas parce que ce genre de solution marche en Espagne qu’il devraiit forcément marcher ici. Nous n’avons pas tous la même sensibilité aux prix des outils numériques et nous n’avons pas le même pouvoir d’achat. Ceci est le jour 14 !

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