Mes dernières questions

Mes dernières questions

Ces derniers jours ont été d’une bousculade sans précédent dans ma vie. Vous savez, cette période où on se pose les mille et unes questions ; de moment où on juge du bien fondé de ses décisions, de ses fréquentations et de ses rêves. J’ai récemment eu des réponses ou des explications à certaines de ces questions. Lisez plutôt.

Je vais vous raconter une anecdote. C’est l’histoire de quelqu’un qui est allé dans une agence pour faire signer un document. Dans le hall de l’agence, il s’est rapproché des hôtesses puisse qu’il n’eût apparemment l’air de ‘’personne’’. Les hôtesses l’ont fait attendre pendant des heures. Fatigué et énervé d’attendre, il a exigé voir un supérieur. Après quelques réitérations, on fit venir le chef d’agence. Celui-ci descendit de son bureau et venant vers l’intéressé, il lâchât : « Vous êtes qui ? ». Je vais arrêter l’histoire là pour des raisons d’anonymat. Ce qu’il faut retenir est que le chef d’agence a lancé la question sans prémices ; même pas une salutation.

Si cette question vous ai posé là maintenant, qu’aurez-vous à répondre ? Allez-vous donner votre nom et vous présentez ou allez-vous dire ce que vous représentez ?

L’une des leçons que j’ai apprises dernièrement est que tout est question de force ; tout est question de démonstration de force. Que représentez-vous dans ce monde ? Il faut méditer sur ça. Etes-vous celui de vous voulez être ? Etes-vous respecté et respectable ?

En parlant d’être celui qu’on veut être, voici le deuxième point. Qui voulez-vous devenir être ?

Il y a quelques semaines, j’ai écrit à une amie à moi que j’avais perdu de vue depuis trois ans environs. Je lui ai écrit parce que je voulais lui transmettre mes sincères remerciements. Pourquoi ? Parce que trois ans avant notre conversation, elle m’avait aidé à voir clair. Je vous raconte plutôt.

Un jour pendant que je ne savais pas comment m’y prendre dans ma vie d’entrepreneur, je lui ai écrit. Je suis de ceux qui ont mille idées en même temps. De ceux-là qui vivent dans un monde beau avec des technologies dignes de films de science-fiction futuriste. Je me perdais dans mes idées et je ne savais pas par où prendre. J’avais de belles idées, de grandes visions (je les ai jugées moi-même), un merveilleux futur que je me suis donné la peine de dessiner.  C’était bien là mon problème : les visions et les rêves étaient trop grandes, trop floues.

Mon amie m’a dit de m’allonger, de penser à une chose : là où je voudrais être dans cinq ou dix ans. Il ne s’agissait pas d’imaginer un train de vie, non, il s’agissait d’imaginer un endroit précis, un évènement précis, une destination précise, un unique point. Je me suis donné à cet exercice et depuis le temps, je n’ai plus eu de problème à savoir ce que je voulais. Je ne suis pas sur un chemin quelconque entrain de rechercher un abri. Dans ma tête, il y a ce point-là, cet évènement précis qui me permet d’aller de l’avant. Je ne sais pas où je vais ; je sais précisément où je vais.  Quand on se donne à cet exercice qui semble bien anodin, une décision est prise et tout l’univers conspire à la réalisation de votre rêve. Je suis obsédé à l’idée de votre ce moment se réalisé. C’est ça ma lutte de tous les jours. Toutes mes décisions et mes actions sont pour qu’un jour, je vive exactement ce moment.

Merci chère amie.

Notre vie paraît monotone et vide quand on ne se pose pas certaines questions. Pendant ma période de silence, je suis sorti avec une autre amie à moi. On apprenait à se connaître quand elle m’a lancé une question pour le moins déroutante. Elle m’a demandé comment je faisais pour gagner ma vie.

Cette question m’a mis dans un état de stress que je ne savais même pas possible. Bien sûr je n’ai rien laissé paraître devant elle. Comment gagnez-vous votre vie ? Il n’y a pas d’exercice à faire pour cette question à part qu’il faut y réfléchir sérieusement. Si vous n’êtes pas encore à même de répondre à cette question parce que quelqu’un s’occupe de vous, il faut méditer sur ça pour le jour où vous serez en quête d’indépendance financière et de liberté. Cette question justifie mes récents choix professionnels (au cas où vous ne serez pas au courant). « Que savez-vous faire dans le vie et par quel moyen pensez-vous vous en sortir (si vous êtes déjà dedans)? »

Pour finir cet article, je dirai que j’ai rencontré des personnes qui ont posé des questions cruciales. Des questions que seul je n’allais pas me poser tôt. Au début j’ai été stressé à l’idée de ne pas avoir de réponses à ces questions mais tout est rentré dans l’ordre quand j’y ai réfléchi sérieusement.

Peut être que vous n’avez plus besoin de ces questions et que vous avez dépassé cette étape déjà. Je suis content pour vous. Je suis convaincu qu’il y a au moins une personne dans votre entourage qui a besoin que ces questions lui soient posées. Ne gardez pas cet article pour vous. Ça ne prend qu’un clic pour partager.

Du dessin animé à Ouidah

Du dessin animé à Ouidah

Cette année, je vous ai parlé de personnes qui aiment ce qu’ils font, des personnes qui se battent chaque jour pour voir leur rêve se réaliser un jour. Vous-en rappelez-vous ? Si non, c’est le moment de lire les autres articles du site.

 Je suis là pour vous annoncer une belle nouvelle.

Je suis allé à Ouidah…

Pour quoi ? En quoi cela vous concerne ? Eh bien, suivez-moi un peu plus.

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Il y a beaucoup de personnes qui avancent des excuses pour ne pas faire face à leur responsabilité ou carrément se défilent quand il s’agit de concrétiser un projet. Il y en a d’autres qui ne recherchent pas les moyens pour aller à bout et attendent que le bonheur vienne les inviter. La solution est souvent à côté et il suffit de demander aux bonnes personnes pour se rendre compte que ce n’était pas si compliqué que ça… C’est pour ça que Someone est là. On connaît tous quelqu’un !
Nous sommes allés à Ouidah. Pas uniquement pour le tourisme mais pour du dessin animé. Nous avons été dans le centre dirigé par monsieur Jean-Pierre Tardivel, pour voir comment les stagiaires y vivaient et comment se déroulait la formation. C’est une ambiance calme et studieuse qui nous a accueilli. Deux classes d’apprenants étaient installées dans des salles de classe selon leur niveau. Ainsi donc, les stagiaires en première année apprenaient l’initiation, les bases et les premiers niveaux de connaissances pendant que les deuxièmes années allaient plus en profondeur. L’une des choses qui rend ce centre intéressant est la diversité des profils des stagiaires. Certains étaient étudiants en géographie, d’autres graphistes ou techniciens en informatique.
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Ils se sont tous réunis pour une passion commune : le dessin animé. La collaboration et l’esprit d’équipe sont des valeurs qui sont enseignées dans le centre ‘’Du dessin animé à Ouidah’’. « Tu pourrais être doué autant que tu veux, le dessin animé, si tu ne le fais pas en équipe, tu n’iras nulle part ou pas bien loin. » dixit l’un des formateurs.
Nous avons eu la chance de visionner quelques films réalisés par les stagiaires. Ce qu’il y a de plus important à retenir c’est que le dessin animé au Bénin a pris un bel élan. Il faudra que les formateurs soient assez généreux en connaissances, que les stagiaires soient assez réceptifs et studieux, que le promoteur de ce centre soit ouvert pour multiplier les initiatives pareilles partout dans le pays pour que les stagiaires et les futurs apprenants aillent au bout de leur rêve.
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Il ne s’agit que de ça, réaliser un rêve… Cela aurait été tellement bien que Kirikou soit béninois. On garde la foi et on invite les personnes intéressées par l’idée d’aider ce genre de centre de ce rapprochez d’eux ou de nous écrire. Les matériels qui sont utilisés dans le centre ont un coût considérable et les stagiaires ne payent pas un seul franc.
Bon courage aux apprenants,
Belle initiative au promoteur,
Et pour vous qui lisez cet article, ne soyez pas radin ; partagez, parlez-en autour de vous, aidez-les comme vous pouvez.
On connaît tous quelqu’un !

Et si on lisait un peu plus ?

Et si on lisait un peu plus ?

Que se passerait-il si on vous refusait le droit à la lecture ?

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Ce serait affreux n’est-ce-pas ? Imaginez toutes ces belles histoires que vous ne lirez plus ; toute cette connaissance qui vous échappera ; tous ces médias en ligne que vous ne suivrez plus… Bref, ce sera la catastrophe. Moi personnellement, j’en serai dépressif.

J’ai dernièrement suivi un film… J’espère que vous aussi vous le connaissez. Il s’agit de Fahrenheit 451.

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Pour ceux qui ne l’ont pas encore vu, je vous fais un rapide résumé. Il y est question de livres. Une nouvelle société a été installée et celle-ci prétend que pour une égalité des connaissances, tout le monde devrait avoir la même source d’information : une seule chaîne de diffusion. La conséquence est de supprimer tous les livres physiques et numériques du pays. (Une catastrophe mondiale hein)

Je vais arrêter de spoiler (même si je suis à ça 😉 )et aller droit de but. On parlera de livre, de lecture et de leur place dans notre société actuelle.

Pour info, je ne suis pas historien donc je vais me baser sur des faits personnels de ma société.

« Le monde est gouverné par ceux qui ont accès à l’information vraie. »

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Une petite question pour la route ? Seriez-vous affecté si une loi interdisait la lecture et supprimais tous les livres tels que nous les connaissons ?

Depuis des millénaires, le moyen le plus rapide pour les êtres humain de partager leur opinion, de raconter leur histoire et véhiculer la connaissance est l’écriture. Certains ont écrit dans la pierre, d’autres sur des écorces, la génération juste avant nous a écrit sur du papier et nous, nous écrivons sur des écrans et nous les envoyons dans les nuages.

« Dis-moi ce que tu lis et je te dirai qui tu es »

Ce que nous lisons définit qui nous sommes et qui nous seront. Il est temps de poser la question qui me brûle les doigts depuis. Est-ce que vous lisez ?

Quand je pose la question, certaines personnes se moquent de moi et juste après, répondent « oui ». En fait, non, je ne suis pas sûr que vous lisiez réellement. Très peu lisent réellement… Je le sais c’est tout. Pour vous c’est quoi la lecture ? Lire un roman ? Une poésie ? Le manuel d’utilisation d’un nouvel aspirateur ? Qu’est-ce que je disais, vous ne lisez pas réellement et la preuve est dans quelques lignes.

La lecture, la vraie (selon moi), c’est celle qui nous permet d’en apprendre plus sur nous-même et sur les autres. Elle nous évite de stagner dans le vide intellectuel, d’être une meilleure personne, de partager l’inspiration des autres, de re-découvrir le monde de mille autres manières. C’est ça la lecture.

Avant, il n’y avait que les bibliothèques pour lire (et donc pour apprendre). Maintenant il y a internet et toutes les bibliothèques du monde peuvent tenir dans un seul smartphone. C’était censé rendre les choses meilleures mais c’est tout le contraire. Toute cette connaissance à portée de main mais la jeunesse telle que je la connais à la paresse de l’acquérir. Toutes ces informations et mes paires hésitent à les consulter.

Si la lecture est considérée comme un « truc » de vieux, j’assume pleinement ma vieillesse. Connaissez-vous un grand homme ou une grande femme qui ne lise pas beaucoup ? C’est la preuve que la condition pour s’affirmer, c’est la lecture.

Je sais que les longs textes ont le don d’ennuyer même les plus vigoureux d’entre nous mais c’est le prix à payer pour être une meilleure personne.

On a le droit d’être différent les uns des autres mais on n’a pas le droit d’être tous des ignorants. C’est un crime envers l’humanité. Vous êtes vexé ? Tant mieux.

Ne pensez pas que je dis tout cela pour vous inciter à lire plus souvent mes articles hein (ce serait quand même cool hein 🙂 ), je dis tout ça parce que c’est attristant de voir la flemme qu’a ma génération à ouvrir un bouquin ou à rechercher des choses sur internet.

Qui lit, écrira.

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C’est une évidence. Une personne qui lit bien, ou souvent, est plus encline à écrire. Si vous ne lisez, comment voulez-vous écrire ? Et pour qui voulez-vous écrire ? Un écrivain est avant tout un lecteur.

Un proverbe africain dit « Un vieillard qui meurt est comme une bibliothèque qui brûle ». Nous autres (moi y compris) qui lisons peu ou pas assez, si on mourrait, ce serait comme une page de livre qui brûlait. Je ne sais pas pour vous mais moi je ne veux pas être une simple feuille ; je veux être une bibliothèque nationale.

Trêve de mondanités. Je sais qu’il y a des personnes qui sont allergiques à la lecture longue. Je m’arrête ici donc et avant de partir je salue toutes ces personnes qui prennent le temps de nous écrire des romans, des nouvelles, des essais, qui tiennent un blog, etc. Ma pensée va vers tous les amis écrivains et à EnaL qui vient de sortir le tome 2 de son roman La où tu te perdras. Chaque page écrite mérite d’être lue.

Puisse que cet article n’est pas une séance dédicace, je laisse mon clavier reposer ici.

Ciao ciao je vous aime.

On connaît tous quelqu’un.

Chapterthon 2018 à bientôt

Chapterthon 2018 à bientôt

Ici, nous sommes au Campus Numérique Francophone de l’Université d’Abomey-calavi . Depuis quatre jours, nous sommes réunis pour participer à un atelier de formation et de bidouillage sur l’IoT (Internet of Things) en français Internet des Objets. Avant d’aller plus loin, ne allons faire un petit rappel (ne vous inquiétez pas, ce n’est pas de la mathématiques 🙂 🙂 ).

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Selon-vous, c’est quoi l’Internet des Objets ?

C’est exactement comme vous le pensez, l’IoT c’est L’internet de tous les objets. Pour faire plus simple, c’est l’ensemble des moyens de communication pour interagir avec les objets de notre quotidien d’une part, et permettre d’autre part aux objets de communiquer entre eux.

Si vous n’avez toujours pas compris, je vous propose cette image. On dit quoi ? Merci Fofo 😉

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Au bout de deux jours, on ne parlait que des objets connectés, de leurs applications, des problèmes que ces objets résolvaient, des mesures de sécurités et beaucoup d’autres choses que je vous laisserai la peine de découvrir sur les pages des organisateurs.

En parlant de ces organisateurs, plusieurs d’entre-eux sont passés pour des causeries, des conseils, des astuces pour mieux s’intégrer dans la communauté de ceux qui militent pour un meilleur monde avec les objets connectés. Dans les photos qui suivent, vous pouvez voir les conférenciers et les moniteurs de la formation. On dit quoi ? Merci à vous pour les visites, pour la patience et pour l’orientation que vous nous faites.

Plusieurs groupes ont été formés spontanément par les participants pour travailler sur des projets. Au nombre de ces projets, il y a :

Un détecteur d’incendie

Ce système permet de signaler l’état d’alerte d’une maison. Selon ses concepteurs, le système détecte et renseigne les habitants de la maison quand il n’y a pas feu, quand il y a un peur trop de chaleur et quand il y a feu. Puisse qu’une maison en feu a de quoi alarmer toute une population, le système se met à sonner et appel automatiquement les sapeurs pompiers. Le nom du groupe qui a conçu le système est Sapeurs.

Un épouvantail connecté

Il n’y a rien de pire que de voir ses récoltes ravagées par les insectes, les oiseaux, les animaux et parfois même des hommes. Pour le plus grand bonheur des fermiers et de leur récoltes, cette équipe a mis au point un dispositif qui permet de chasser les intrus d’un champs. Lorsqu’un intrus s’approche des plantations, l’épouvantail se met à faire des mouvements et du bruit pour l’effrayer. Le nom de cette équipe est Farmer Help.

Un détecteur d’inondation

Cette équipe à choisit de développer une solution d’intérêt plus général. En saison de pluie, les eaux montent et certaines zones géographiques sont confrontées au problème de l’inondation. Le système du détecteur d’inondation permet de garder un œil sur le niveau d’eau présent dans la zone et avertir le propriétaire et les services compétentes par un appel téléphonique et un message. Le propriétaire est averti automatiquement pour pouvoir prendre les mesures adéquates. Le nom de ce groupe est

Une poubelle connectée

Dans le but de maintenir une une maison propre, de nettoyer les rues des déchets et de rendre les villes plus intelligentes, cette équipe a conçu une poubelle connectée. Le principe est assez ludique. Quand quelqu’un s’approche de la poubelle, elle s’ouvre automatiquement pour recevoir les ordures et appelle les services de nettoyage de la ville lorsque que la poubelle est pleine. Un moyen d’encourager les citoyens à mettre les ordures dans les poubelles 🙂 . Le nom de ce groupe est Intelligent trash.

– Maison intelligente

Le nom de ce projet en dit long sur lui même. Connecter une maison avec tous ces équipements. Que soit votre frigo, votre lumière, votre système de surveillance, tout vos équipements électroniques et électriques peuvent se connecter au système conçu par ce groupe. C’est l’essence même de l’Internet des Objets. Ce dispositif permet aussi de commander tous les équipements à distance via une application mobile et web. Le nom de cette équipe est Collectif des Étudiants en Domotique.

Il faut rappeler que la grande partie des participants n’avaient jamais écris une seule ligne de code de leur vie. Grâce aux explications des moniteurs, tout le monde a participé activement.

Le souhait que nous portons, c’est de pouvoir poursuivre nos projets même au-delà de cette formation.

«Nous souhaitons apporter des solutions adaptées et de coût moyen pour les populations de nos milieux de vie. Nous voulons activement travailler avec les personnes idéales pour démocratiser et démystifier Internet autour de nous. Ce serait très bien si les acteurs du numérique de notre pays peuvent nous aider. » [Un participant]

Pour ma part, je salue l’initiative de réunir des personnes pour les former ambassadrices de l’internet des objets au Bénin. La meilleure suite serait que les équipes participantes soient retenues et accompagnées pour une phase suivante. Pour finir, j’aimerais vous inviter à militer avec moi pour l’accès de Internet à tout le monde. C’est un droit…

Et si en passant vous avez des formations ou atelier, n’hésitez pas m’écrire, je saurai vous aider à atteindre le plus de personnes. En attendant, n’oubliez pas de laisser un petit commentaire. Ça fait toujours plaisir.

On connaît tous quelqu’un !

Les pires camarades

Les pires camarades

Pour ceux qui ne le savent pas encore, j’adore étudier. J’aime l’école ou l’université ou le collège (C’est à vous de voir). L’une des raisons qui justifient ce sentiment, c’est qu’on y rencontre les esprits les plus brillants et les esprits les plus tordus. J’ai fait une compilation de mes moments favoris et je vous invite vivement à lire.

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  • Dans les salles, il y a toujours un groupe d’étudiants qui ne font que bavarder. Leur rôle dans la salle : l’animation. Ils font des blagues pourries et la plupart du temps, parlent du football. Ils sont souvent en retard et au lieu de recopier le cours qui sur le tableau, ils préfèrent faire des photos. De vrais paparazzis. C’est qui restent au fond de la salle. (Les gars vous vous reconnaissez ?)
  • Il y a cette personne qui ne comprends jamais rien. Le professeur a beau expliqué de toutes les façons possibles. C’est le genre de personne qui comprend vite après une longue explication. :LOL: C’est le gars qui pose des questions relativement idiotes. En fin de compte, il découvre qu’il traînait des lacunes depuis le collège. (Je ne veux donner le nom de personne.)
  • Il y a aussi cette personne qui n’est jamais au cours. On dirait qu’il fait un marathon de cours manqués. La première fois, il dit que le cours ne sera pas trop intéressant parce que c’est le premier cours mais après il dit qu’il ne comprend rien parce qu’il a manqué le premier cours – Oui je sais. Il court derrière se queue. Après, cette personne te dérange pour que tu lui explique les leçons manquées et quand c’est le moment, il manque encore. Si par miracle il vient à un cours, c’est qu’il est devant son ordinateur en train de jouer. (Thony ce n’est pas une bonne vie)
  • Certains étudiants sont carrément des illuminés. Ils passent leur temps à émettre des théories complotiste où ils essaient de discréditer le système éducatif. C’est une bonne chose en soi (si c’est justifié) mais la plupart de ces gens sont des fantômes. Ils essaient tous de devenir le prochain Steve Jobs ou le prochain Mark Zuckerberg. Ils sont tellement à fond dans leurs délires que l’école semble être une insulte à leur intelligence. Certains vont se reconnaître)
  • Enfin, il y a moi. L’homme le plus sérieux de la salle (N’importe quoi) ; toujours l’air grave, entrain de fixer le tableau ou un livre. Le genre de gars qui ne vit pas : le parfait rabat-joie qui crie tout le temps silence. Je réponds toujours avec sérieux et quand je ne fais rien, je fais la morale aux autres. (Vu comme ça, j’ai vraiment l’air chiant) C’est pour ça que tout le monde m’aime :LOL:

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En réalité, je suis le genre d’étudiant qui aime la vie et qui souhaite à tout le monde le bonheur. Il faut profiter de la vie, rire, s’amuser, sortir, apprendre, bref être heureux tant qu’on le peut.
NB : Je n’ai pas terminé ma liste. Je ne voulais pas trop vous faire lire 😉
Il reste encore beaucoup de personnes comme les gens qui ne disent rien en classe. De vraies tombes et il y a vous, mes amis qui aimez tellement lire sans aimer et sans partager. Je voudrais dire que pour ça je vous déteste mais en réalité je vous aime.

Ma religion, mon choix

Ma religion, mon choix

Ce soir je discutais avec une personne sur un sujet et elle m’a dit : « Chez nous les évangélistes c’est comme ça que ça se fait ; je ne sais pas pour vous les catholiques… ». J’ai voulu lui répondre sur le coup mais je me suis raviser parce que ce serait me lancer dans un débat interminable, quitte à devenir sur le coup théologien ou historien de la Bible. Je suis rentré chez moi en le regardant dans mon rétroviseur…

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J’ai remarqué qu’il y a souvent comme un courant d’air glacial quand dans un débat il y a intervention d’une composante de la ‘’religion’’. Des fois il y a même discrimination et les personnes de telle confession religieuse sont mises à l’écart. Des expériences comme ça, nous en vivons tous les jours.
Il y a une question que j’ai toujours voulu poser : c’est quoi votre problème avec les confessions religieuses qui ne sont pas vôtre ? Pourquoi un chrétien catholique ne peut pas travailler avec vous parce que vous êtes évangéliste, protestant, musulman, animiste ou non croyant ? Ne soyez pas comme certaines personnes.
Je ne sais pas si vous êtes en démocratie dans votre pays mais je pense que dans la majeure partie des pays, tout citoyen à le droit de choisir sa voie.
Choisissez la vôtre et si quelqu’un vous demande des comptes, dites-vous que vous n’avez de compte à rendre à personne… du moment que vous êtes un adulte. Peu importe ce que vous choisissez et peu importe ce que les ‘’gens’’ en disent. L’important, c’est de savoir ce que vous voulez. L’avis d’une seule personne compte réellement, c’est la vôtre car à la fin, vous serai seul avec votre conscience (et éventuellement un juge). 😆
« La meilleure religion est celle qui te rapproche de ton Dieu. C’est celle qui fait de toi une meilleure personne. Mon ami, je ne suis pas intéressé de savoir si tu es religieux ou pas, ce qui est important, c’est la façon dont tu agis avec les autres, ta famille, tes collègues de travail, ta communauté et devant tout le monde. » Dalaï Lama
Si vous voulez, faites comme moi ; je suis croyant. Je crois en un être suprême (appelez-le comme vous voulez) qui gère tout ce que je ne peux pas gérer c’est-à-dire tout, et je crois en moi et en tout ce que je peux accomplir.  A part ça, il n’y a plus rien. Mais ça c’est moi.
Le savoir-vivre d’une personne ou ses compétences professionnelles ne sont pas forcément liés à sa religion. Nous pouvons aller au delà du fait d’exister ou du fait de coexister.

Vous avez une position particulière par rapport à ce sujet, vous avez des questions par rapport à une situation personnelle ou vous voulez juste nous encouragez, je vous invite à le faire dans les commentaires ; c’est toujours un plaisir. Comme le dis mes amis arabes, Bye Bye J J

Avances à dame pluie

Avances à dame pluie

Poésie: Avances à dame pluie.

Descends sur moi oh dame pluie
Viens mouiller les terres sèches de ma vie.
Arrose-moi de tes larmes
Chante dans mon cœur de ta plus belle voix
Crie sur les mers les sermons qui te chantent
Berces les poissons et fais chanter les oiseaux sur leurs bancs.

Depuis trop longtemps tu m’as fuit
Oh grande prêtresse de la culture et des champs
Trop longtemps que tu as disparu de nos puis
Oh reine de la semence.
Que se passe-t-il chez toi, dis-moi mon amie
Roi soleil t’as-t-il ôter ton humidité dont tu savais fièrement venter l’abondance ?

Dis-moi et viens me voir, oh gente dame
Que faire pour attirer ta grâce, oh madame ?
Un chant comme mes ancêtres ?
Une danse comme les animaux de la forêt ?
Des arbres comme dans mes livres ?
Moins de pollution comme on tant aime le dire ?

Même l’eau de mes larmes manquent pour te supplier
Coules à la juste mesure de mes pensées
Reviens vite nous voir.
Mais quand tu seras là,
Je te prie de tomber avec douceur
Afin que champs soient bien irrigués,
Lacs remplis jusqu’à la coulée,
Familles débordent d’eau leurs gobelets
Et animaux remplissent leur gosier.

MOI, MOINA FAOU

MOI, MOINA FAOU

Poésie : Moi Moina Faou

Je suis née dans un pays appelé Comores
Là où l’eau ne reste qu’à son bord
Là où les gouttes de trop ne tombent pas
Et que les cris d’oiseaux ne s’arrêtent pas.

Mon village, resplendissant de tout parts,
Fais briller les contés voisins de ses beaux-arts.
Même l’or, les diamants et les bijoux précieux
Ne peuvent rivaliser avec les couleurs sous nos cieux.

Ma famille, belle, complète et modeste
Se distingue des autres par ses faits.
Notre crédo est la réussite
Poussant ainsi fils et filles à mieux courir.

Mais moi, parfois je m’arrête hors d’haleine,
Fatiguée par une course qui se veut éternelle.
Alors là je regarde le ciel et tous les dépourvus
Et je cours encore car chaque jour qui passe m’est fortune.

Faou Moina. (Comores)

Les ouvriers de la nuit

Les ouvriers de la nuit

La nuit, on rencontre tout type de personnes. J’ai décidé de vous faire plaisir en allant vers les ‘’ouvriers de la nuit’’. Ce nom vous fait peur, ce n’est pas la peine d’avoir peur. On sait tous que les Zémidjans font un service de nuit pour garantir notre mobilité 24h/24. Il y a aussi des personnes qui sont oubliées sinon laissées pour compte…

J’ai surveillé pendant des mois une activité qui me paraissait très suspecte au début. En effet, tous les matins (aux environs de 5h) je remarquais que l’alentour du supermarché de mon quartier était toujours propre. A l’heure-là, aucun employé du store ne pouvait se lever pour cette tâche. Ils préfèrent attendre avec flemme l’arrivée du soleil. Je réglai l’alarme de mon horloge sur 2h du matin. J’étais curieux. Je voulais comprendre. Mes efforts ont payé et j’ai découvert l’ouvrier de la nuit qui était responsable de cette soudaine attention.

Il attend chaque jour que le supermarché ferme à 23h ; que tout le monde dans les parages dorme et il prend son balai et son cache-nez pour ôter le sol salit de déchets de tout genre de ses encombrements. J’ai suivi le scénario pendant des semaines et il n’a jamais manqué son service.
Pendant que certaines personnes pensent que la vie est trop dure et préfèrent se suicider ou prendre par rapine le bien d’autrui, d’autres sont résolues à ne pas laisser l’oisiveté et la paresse prendre le dessus. Celui-là, il a juste fait le bon choix. Il a décidé de gagner sa vie à la sueur de son front et rien que pour ça il mérite tout mon respect ; il mérite un article sur cette page et il mérite que vous lisiez son histoire. Il n’en réclame aucune gloire, aucun mérite. Il veut juste montrer à la jeunesse actuelle que la solution n’est pas dans le vol ou dans l’arnaque. Je suis allé vers lui (oui dans la nuit-là) pour connaître ses motivations et ce qu’il m’a raconté m’a laissé sans voix. J’en connais qui ont abandonné pour peu. Il m’a dit ceci entre deux phrases : « Mon ami, la seule chose qui salisse vraiment l’homme c’est le vol et les autres vices. Même si je me salis de poussière et d’ordures tous les soirs, j’ai ma dignité qui en est resté immaculée. C’est le plus important pour moi… »
Il aura droit à 2h de sommeil de plus avant d’affronter les tâches de la journée. Si ce n’est que pour subvenir à ses besoins uniquement, je pense qu’il n’avait pas à en faire autant. Je ne tiens pas à vous dire ce que vous savez déjà ; d’ailleurs qui suis-je moi ? Je veux juste vous encouragez dans ce que vous faites, tant que c’est juste et que ça vous plaît. Ils sont des milliers dans le monde à se battre dans la nuit pour trouver de quoi survivre dans la journée. Aider un parent en difficulté, subvenir aux besoins de leur proches, ils sont prêts à avaler leur fierté au travail pour marcher la tête haute dans la rue.


Je vous dis un MERCI aussi grand que mon admiration pour vous. Je vous porte dans mon cœur. Soyez rassuré : chaque fois que j’en aurai l’occasion je vous manifesterai mon soutien. C’est Someone qui change le monde et souvent il a besoin de nous.
Je vous invite à donner dans les commentaires les noms des ouvriers de nuit que vous connaissez et que vous admirez, même en secret. Ça ne coûte rien et c’est toujours un plaisir. En attendant, je vous dis à bientôt pour une nouvelle expérience. Je vous aime ! Ciao !

Zémidjan : les transporteurs

Zémidjan : les transporteurs

La dernière fois, un ami m’a posé une question que je vais vous poser à mon tour. Que se passerait-il si les Zémidjan arrêtaient de travailler ? Imaginez un instant ce qui se passerait. La catastrophe n’est-ce-pas ?

Pour ceux qui ne sont pas de l’Afrique de l’ouest, précisément du Bénin, du Togo, du Nigéria, vous ne savez peut-être pas qui sont ces  »Zémidjan ». Ce sont des taxi-motos ; des conducteurs, le plus souvent en chemise jaune immatriculé qui font le tour des grandes et petites rues des villes et villages à la recherche de clients. Ils sont des milliers dans les villes, permettant à tous les citoyens, peu importe leur classe sociale et leur rang de se rendre à une destination donnée. C’est souvent le moyen le plus efficace quand il y a trop d’embouteillage dans les grandes villes. Ils n’ont pas d’heure de repos, ni ne connaissent de jour férié. Quel que soit le temps qu’il fait, il suffit de s’arrêter au bord d’une route et de leur faire signe quand ils passent. Voilà brièvement ce que c’est que le Zémidjan !


Il y a de ces conducteurs de taxis-motos qui autre que conduire, vous distraient, vous racontent des histoires et des blagues… Généralement on les considère comme des travailleurs de troisième zone mais ce qu’ils font pour nous est en réalité tellement grand qu’un seul jour sans leur noble tâche ferait perdre des millions à l’économie nationale. Le mépris dont ils sont objets est tellement grand que des fois j’en suis triste. C’était peut-être au départ la dérivée du sous-développement dans les pays mais actuellement c’est plus qu’un métier, c’est tout un art. Un art parce qu’il ne relève pas de la compétence de tout le monde de connaître la cartographie complète d’une grande ville, de mémoriser les noms des nouveaux quartiers et nouvelles sociétés de référence, et d’avoir l’humeur et le mental assez solide pour distraire un client ou le supporter.Les remercions-nous à chaque fois qu’ils nous amènent à destination ? Peut-être pas ! Sommes-nous souriant et aimable avec eux ? Un sourire peut sauver des vies et j’en ai fait l’expérience… N’oublions pas que derrière ces  »maillots jaunes » se dissimule un homme, un frère, un père, espérant trouver de quoi se nourrir et ou nourrir sa famille.  Des pays ont des TGV, des métros, des bus publics, nous, nous avons en plus les Zémidjan !

J’avoue être fier d’eux parce qu’ils sont de vrais modèles de vie, luttant contre la mauvaise humeur et le manque de motivation. Bien évidemment je n’encourage pas les écarts de comportement de ces derniers mais je pense ardemment que si les premiers gestes d’amour et de compréhension venaient des clients, ils s’amélioreraient. Je souhaite aussi la mutation de ce secteur vers des services plus diversifiés et une constante conformité avec l’évolution des techniques et des technologies.
Je vous dis à bientôt pour un nouvel article. Je vous aime. Ciao !